
Maintenant qu’on a perdu tout lien avec la nature, on ne sait pas plus pourquoi on voit apparaître pour Pâques le marqueur et la symbolique des œufs.
C’est tout simple, c’est à l’aube du printemps que les poules pondaient le plus d’œufs, pour une raison simple. En les couvant 21 jours, les petits poussins naissaient en avril-mai et pouvaient se développer en picorant ce qu’on trouvait dans la nature pour, au début de l’automne, avoir une taille où ils seront aptes à affronter les rigueurs de l’hiver.
La ponte des oeufs était un phénomène saisonnier, ce que nous avons oublié aujourd’hui. D’ailleurs, on pouvait aussi observer un phénomène de même nature et même plus accentué pour les oiseaux sauvages.
Dans les fermes, on conservait l’excédent d’œufs de poule produits à cette période dans des grands récipients remplis d’eau saturée en chaux. Celle-ci bouchait les pores des œufs qui étaient ainsi mieux protégés.
Bien entendu, on peut aussi voir dans cette ponte d’un excédent d’oeufs un symbole du retour à la vie de la nature, ce qui va de pair avec la signification religieuse de Pâques : celle de la Résurrection.
Autrefois, les enfants faisaient le tour des maisons pour se faire donner des œufs à gober. Il n’y avait pas des oeufs en chocolat. C’était une vie plus rustiques !
En Occitanie, on faisait une omelette avec des œufs, qu’on appelait Pascadas, mot tiré de Pascas = Pâques.
Dans une émission de FR3 (série Biaïs), on en rappelle la recette :
– 3 œufs
– 1/4 de litre de lait
– 1 pincée de sel
– 100 grammes de farine
– un peu d’huile
La série Biais est une coproduction France Télévisions et Piget Films