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À QUOI RESSEMBLAIT AUTREFOIS LA VIE D’UN MULETIER APPELÉ PLUS COURRAMENT VOITURIER

Jacques Marc « Jacou dé Marc », voiturier à Murat par Rose Bru  C’était mon père. Il était grand, droit et avait une petite moustache. Il portait la blouse bleue, demi-longue, le chapeau de feutre noir, genre cow-boy. Il avait des chevaux et des voitures. Son métier de voiturier était de transporter les gens là où ils le demandaient, le plus souvent, c’était Saint-Gervais. Il se levait à six heures, faisait le pensage aux chevaux, avec l’étrille et après l’étrille, il passait un chiffon de laine imbibé de pétrole, pour faire brillerle poil. Il leur cirait les sabots, les crins de la queue, leur faisait un catogand.  A sept heures était le départ. Il assurait la correspondance avec la diligence de Barthélémy qui faisait Saint-Gervais Estréchoux. Il prenait le repas au restaurant Cahuzac, qui avait une grande remise où il logeait chevaux et voiture. Il allait prendre le café chez Barthélémy et là, il attendait le retour de la diligence. Les clients le connaissaient et venaient le rejoindre.  En route, il faisait le guide: à la sortie de Saint-Gervais, c’était la chapelle ND de Lorette. Après venait Plaisance, avec sa mine de charbon à droite et à gauche Andabre où logent les mineurs. quand la route montait les chevaux marchaient au pas. Sur le plat, ils marchaient au trot. Après quelques kilomètres de montée, c’était Le Péras et son auberge.  Il y avait une petite halte pour les chevaux. Tintine, la patronne lui portait la note des commissions à lui porter le lendemain, c’était souvent de l’épicerie, car la femme du voiturier était épicière, mais elle commandait parfois aussi des médicaments à la pharmacie.  Il reprenait la côte, elle était rude. On arrivait au Bessou. Passées les maisons, il y avait une carrière de pierres, qui s’appelait Roque Blanque, qui servait pour empierrer la route. Un jour un tourbillon de vent lui prit le chapeau. Il arrête les chevaux, il est indécis. Il entendit une voix, c’était surement un ouvrier de la carrière, qui lui disait : « Espèro fou, tournara ! » En effet un tourbillon de vent le lui ramena à portée de la main. On continue, la montée est rude.  Arrivent les deux maisons de la croix de Mounis. Il y a un peu de plat devant la porte et c’est la halte pour les chevaux.  Chez « Sissou », même histoire. Ces dames portent la note des commissions. C’était tantôt du pain, des chaussures de chez le cordonnier. Les Sissous étaient les patrons du four à chaux qu’on trouve sur le plateau. C’était une entreprise qui faisait travailler beaucoup d’ouvriers. A cette époque là, ils livraient la chaux avec des chevaux, avant de le faire plus tard avec des camions. Le produit servait pour la maçonnerie ou comme engrais dans les champs.  On reprend la route de la côte, mais on est presqu’au bout. On passe à La Baraquette, à la plaine de Falgairolles. On attaque la descente de La Mouline, on passe devant fou roc dé la femno, gros rocher au bord de la route qui a la forme d’une femme assise.  On passe le pont et là on change de département. On quitte l’Hérault et on rentre dans le Tarn. Et voici La Mouline, relais de chevaux pour la diligence et pour faire renfort. Et là encore la patronne Eulalie arrive avec son sourire et la note des commissions. On monte le col du Pal.  LA MOULINE VUE DU CÔTÉ HÉRAULTAIS EN 1935 On laisse Boissezon et sa tour, seul vestige des seigneurs. On passe Cabrié, la plaine, appelée Plo dé Tayet, le rec dé Jordi et fini les côtes, les chevaux trottinent gaiement. Ils vont retrouver leur avoine et le repos. On passe le pont du Mas, la gendarmerie, la bascule et voilà Murat. Pour papa la journée est finie

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