Notre montagne peut être fière de ses paysages, de sa très belle nature, de ses plans d’eau, de son patrimoine et surtout de ses habitants, de ce qu’ils font et de ce que nos devanciers nous ont légué.
Je pense que note montagne a tous les talents pour résister à la médiocrité qui monte au niveau national, alors que des signaux montrent que le niveau local s’écarte du souci de l’excellence.
LA FIERTÉ DE NOTRE MONTAGNE DU FAIT DES TALENTS DES HABITANTS
Dans cette introduction, nous nous en tiendrons à deux secteurs phares : la charcuterie et la brebis race Lacaune. Sont présentés dans un autre document les multiples motifs de notre fierté.
La fête de la charcuterie et la confrérie des maseliers
Le dynamisme des agriculteurs avec la race de brebis Lacaune voici la présentation d’un élevage ovin.
Les paysans font la foire à Payrac La grande manifestation des agriculteurs à Payrac, avec des démonstrations de matériel et présentation de l’activité agricole.

L’INQUIÉTANTE MONTÉE DE LA MÉDIOCRITÉ AU NIVEAU NATIONAL ET À TOUS LES NIVEAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ
Cette montée a plusieurs causes et ici, nous ne parlerons que de deux :
D’abord, l’irruption fracassante des nouveaux réseaux sociaux, c’est-à-dire de loisirs qui sont le reflet d’une totale inculture, avec le règne sans partage de la superficialité. C’est bien pour des échanges sympathiques entre proches. Ce n’est pas comme cela qu’on se tire vers le haut.
Ensuite le niveau de plus en plus déroutant des diplômés de l’enseignement supérieur, même de formations autrefois d’excellence. Déjà il y a trois siècles, Montesquieu s’inquiétait de la place des diplômés « J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers ». Le fait nouveau, c’est l’arrivée en masse de diplômés, remplaçant numériquement des travailleurs manuels qui étaient forcément pétris de bon sens.
Ayant fait personnellement des études supérieures scientifiques du plus haut niveau, je constate que ma génération de diplômés était peu nombreuse et marquée par le bon sens paysan. Nous avons agi avec la rationalité comme socle dans la lignée du siècle des Lumières. Nous avions aussi conscience que nos savoirs étaient limités et nous avons toujours été à l’écoute de ceux qui savent, mais à partir d’un bon socle pour la compréhension.
Aujourd’hui, il y a encore quelques diplômés qui raisonnent comme ceux de ma génération. Mais il faut constater que la massification des Bac ++++++ aboutit à un résultat préoccupant. Voilà des personnes moins bien encadrées dans leur formation, qui n’ont étudié qu’un sujet très étroit et sont d’une ignorance encyclopédique sur tous les domaines du savoir. Mais titulaires de leur diplôme, ils sont d’une arrogance incroyable sur les sujets dont ils ignorent tout. L’arrogance est l’arme des ignorants. Je reste effaré par des propos tenus en privé.
Exemple terrible du penser de travers : le souci de l’excellence est remplacé par la fascination de la médiocrité. On en voit les dégâts au niveau national (santé, agriculture, électricité, éducation, sécurité, relations internationales, etc.). Symbole de la décadence : la récente et brutale division par deux de la part des bacheliers scientifiques, à un moment où il faut affronter la compétition internationale scientifique, technique et numériques, en particulier avec les pays asiatiques. Signe encore plus affligeant : l’absence de réaction significative, avec un enfumage de l’opinion ! Et en ce qui concerne la recherche de la parité, la perspective s’assombrit !

Mais on observe aussi sur les territoires d’autres indices inquiétants.
Notre montagne recèle des femmes et des hommes de qualité et c’est avec eux et par eux que l’on doit porter toujours plus haut les couleurs de notre fierté.
1 Comment
raymond Cavaillès · 5 mars 2024 at 22 h 31 min
Nous avions appris le travail, servir la nation, avoir le bien commun pour idéal et envie de progresser!
Bon maintenant il se dit beaucoup dans tous les sens mais on produit peu et on dépense beaucoup!
pour combien de temps encore?